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Abbatiale Saint-Austremoine à Issoire

L'histoire de l'abbatiale commence par l’implantation d’un monastère bénédictin qui, devenu prospère, décide de reconstruire son église au XIIe siècle en utilisant une partie de l'ancien édifice (actuel narthex).

Les guerres de religion marquent le crépuscule du XVIe siècle mais aussi celui de l’abbatiale avec destructions et pillages, notamment lors de la prise d’Issoire par les protestants en 1575. Le bâtiment, en déshérence depuis la Révolution, est classé monument historique en 1835. Cela permet l’engagement d’un vaste chantier de restauration — clochers, vitraux, façade occidentale — dont certains aspects ont parfois été controversés (toiture et polychromie intérieure).

C’est l’une des cinq églises majeures du Puy-de-Dôme. Son chevet, chef-d’œuvre de l’art roman, est composé d’une chapelle axiale et de quatre chapelles rayonnantes. La splendeur qui s’en dégage agit comme une irrésistible invitation à la contemplation. On peut admirer une ornementation en bas-reliefs des douze signes du zodiaque, symboles de l’ordre et de la complexité de l’univers. À l’intérieur, les dimensions et le volume de la nef qui conduit au chœur, confèrent un sentiment d’immensité peu fréquent dans un édifice roman. Les chapiteaux font la part belle aux scènes historiées et au bestiaire médiéval.

Concert dans ce lieu

Musica medianteOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Vendredi 14 juin à 20h30
Tout public

 

 

Collégiale Notre-Dame d'Herment

Bâtie au XIIe siècle, cette église faisait partie d'une forteresse aujourd'hui disparue. Sa lente édification entre 1145 et le début du XIIIe siècle lui consacre une architecture roman-gothique également marquée par les influences du proche Limousin. Devenue collégiale en 1232, l’église d’Herment est, par sa taille, le troisième édifice roman du Puy-de-Dôme. Un sentiment d’austérité toute cistercienne domine le regard porté à cette église bâtie en contre-pente d’un terrain à forte déclivité. Le granit et la lave de sa construction ainsi que ses imposantes dimensions contribuent à ce ressenti à peine adouci par l’élégance stricte de son chevet polygonal. L’intérieur est à l’unisson de cette impression avec son entrée principale parée d’un escalier monumental qui offre une vue plongeante magistrale  sur la nef en contrebas. Cette perspective inhabituelle permet d’embrasser d’un seul regard la remarquable ascèse de ses volumes et de ses voûtes.

Concert dans ce lieu

OphéliaOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Jeudi 20 juin à 20h

Tout public

Abbatiale Saint-Pierre-Saint-Caprais de Mozac

Site clunisien remarquable, l’église abbatiale est un haut-lieu de l’art roman auvergnat grâce à la qualité de la sculpture de ses chapiteaux du XIIe siècle.

L’abbaye bénédictine aurait été fondée au VIIe siècle. Les reliques de Saint-Austremoine, premier évêque d’Auvergne, y sont transférées en 848. Placée sous protection royale, l’abbaye connaît un essor considérable et nécessite la construction dès les XIe et XIIe siècles d’une grande abbatiale romane. Un tremblement de terre survenu dans la région riomoise en 1490 fait s’écrouler une grande partie de l’édifice. L’abbé Jean III de Marcenat fait alors restaurer l’église en style gothique. Il utilise la pierre de Volvic tout en faisant réemployer les pierres romanes écroulées. La nef centrale, le bas-côté nord et les 47 chapiteaux magnifiquement ouvragés témoignent encore de l’apogée romane d’une abbaye de Mozac toute puissante.

Concert dans ce lieu

OphéliaOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Vendredi 28 juin à 20h

Tout public

 

 

Eglise Saint-Jean-Baptiste de Saint Jean-des-Ollières

Édifiée au XIIe siècle, cette église témoigne du roman primitif auvergnat à l'époque des premières tentatives de voûtement. En 1225, elle est offerte par l'évêque de Clermont à l'abbaye de la Chaise-Dieu.

Le plan de l’église présente une abside en cul-de-four, un chœur dont les bas-côtés s'ouvrent sur des absidioles et une nef de quatre travées avec collatéraux. L’abside de témoignage roman comporte six chapiteaux ouvragés qui semblent avoir été posés presque inachevés. En revanche, les deux chapiteaux conservés de la nef sont d’une toute autre veine. Disposant de reliefs bien prononcés, l’un est à feuilles grasses et l’autre présente deux personnages apparentés à des atlantes.

En dépit du bel équilibre d’ensemble de l’édifice, d’importantes modifications ont été apportées au fil des siècles jusqu’à son achèvement définitif en 1853. Le XVIIe siècle sera l’une des périodes les plus marquantes avec le remaniement total de la porte sud qui devient l’accès principal de l’église et la construction de la nef latérale nord.

Concert dans ce lieu

Duo Amor il cor mi morseOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Vendredi 26 juillet à 20h30

Tout public

 

 

Eglise Saint-Léger de Royat

L’histoire de l’église et du prieuré attenant est presque aussi tumultueuse que la coulée de lave sur laquelle ils sont édifiés et les sources thermales qui jaillissent en contrebas.

Sur l’emplacement originel d’une chapelle du VIIe siècle, l’église est entièrement reconstruite au XIe siècle par des moines bénédictins de la puissante abbaye de Mozac.

De cette réédification romane en forme de croix latine, l’église Saint-Léger conservera quelques vestiges, comme les chapiteaux de la crypte ornés d’entrelacs et de motifs végétaux caractéristiques de la fin de la période carolingienne (Xe siècle).

C’est pourtant dès la fin du XIIe siècle, en raison d’un conflit avec le Comte d'Auvergne Guy II, que commencèrent les travaux de fortification qui allaient préfigurer l’aspect actuel de l’édifice par l’ajout de mâchicoulis, de créneaux et d’une terrasse faisant office de chemin de ronde en lieu et place de la toiture.

Avec une telle architecture défensive, l'église Saint-Léger fait figure d’édifice roman particulièrement remarquable dans le Puy-de-Dôme.

Concert dans ce lieu

Ensemble IriniOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Vendredi 9 août à 20h30

Tout public

 

 

Eglise Saint-Pierre de Novacelles

Édifiée au XIIe siècle, l’église n’était alors qu’une simple chapelle qui servait le château dominant le bourg. Cette chapelle castrale fut bâtie dans l'enceinte même de la basse-cour contiguë au château, dont seuls demeurent quelques vestiges de fortification.

L’extérieur de l’édifice a été profondément remanié au XIXe siècle. L’église Saint-Pierre a longtemps caché un véritable trésor. Mais c’est seulement en 1965 que fut découvert, au niveau du chœur, un ensemble rarissime de fresques murales. De facture romane bien que tardivement exécutées au début du XIVe siècle, ces peintures présentent une scène grandiose — presque grandeur nature — d’un christ en majesté entouré des symboles des quatre évangélistes et des douze apôtres.

Ces fresques recouvrent la voûte en cul-de-four ainsi que les murs, y compris les ébrasements des trois étroites baies romanes éclairant l’abside.

Idéalement placées à la contemplation des fidèles durant les offices, elles rayonnaient de leur toute puissante beauté pour délivrer les préceptes bibliques aux paroissiens.

Concert dans ce lieu

Duo Anne-Cécile Laurent & Delphine LatilOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Vendredi 6 septembre à 20h30

Tout public

 

 

Eglise Saint-André de Besse-et-Saint-Anastaise

Sur un chapiteau du mur nord est sculpté un guerrier coiffé d’un casque à nasale caractéristique de la fin du XIIe siècle. Il permet de situer l’édification de l'église de Besse à la fin de l'époque romane.

La nef à trois vaisseaux sertie de ses remarquables chapiteaux de pur art roman confère tout son caractère à cette église de montagne.

Les 28 colonnes à chapiteaux ornementés de feuillages ou historiés, jalonnent la déambulation jusqu’à la croisée du transept qui conduit à l’ancien chœur roman, reconstruit en 1555 dans un style gothique.

Chaque siècle marquera cette église de son empreinte : par l’adjonction de chapelles latérales aux XVIIe et XVIIIe siècles et de l’absidiale au XIXe siècle ou par la destruction de son clocher en 1793.

Ces remaniements composent le vaste livre d’histoire de l’église Saint-André dont les premières pages, celles des chapiteaux romans, rappellent que les croyants étaient élevés dans la crainte de Dieu. Les sculptures du supplice de Saint-André, de diables emportant l’âme du mauvais riche, de créatures fantastiques — homme-singe, centaures… mais aussi d’anges emportant Lazare au ciel en constituaient les représentations les plus persuasives.

Concert dans ce lieu

SamshabatiOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Samedi 21 septembre à 20h30

Tout public

 

 

Eglise Saint-Martin d'Artonne

S’il est besoin d’un témoignage exemplaire de l’histoire millénaire passée, l’ancienne collégiale d’Artonne pourrait aisément assurer ce rôle de composition. Peu d'églises romanes ont été à ce point remaniées !

Il est même impossible de déterminer avec précision, les différentes étapes de construction de la nef. On peut penser que l’édification de l’église remonte au milieu du XIe siècle. En effet, en 1048, Guillaume, Vicomte de Thiers et Audin de Thuret décident de fonder un chapître à Artonne vraisemblablement en lieu et place d’une église préexistante.

De celle-ci, les bâtisseurs de la collégiale auraient conservé un arc sous lequel Saint-Martin (316-397) se serait arrêté pour célébrer un office. L’arc, situé au-dessus d’une porte romane murée, est composé de vestiges préromans : deux colonnes gallo-romaines, cannelées et engagées avec des pilastres et deux chapiteaux archaïques, mérovingiens.

Sur la place de l’église, quatre petits personnages à la tête bûchée sont ancrés : Saint-Patherne au sud, Saint-Martin à l’ouest, Saint-Joseph à l’est et Sainte-Vitaline au nord.

Le chevet est orné de rosaces sculptées auvergnates. La nef, de quatre travées, est la plus ancienne de l’édifice. Sa voûte est posée sur des arcs non romans.

Concert dans ce lieu

Camera delle lacrimeOuvre un lien interne dans la fenêtre en cours
Vendredi 4 octobre à 20h30

Tout public

 

 

Direction générale de l'Aménagement et du Territoire

Article mis à jour le 14 juin 2019